FESTIVAL ROCK IN OPPOSITION 2

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Qui se rappelle des bandes de jeunes appelés Blousons dorés? Il y avait des combats sanglants entre bandes rivales des quartiers dits « riches » et des quartiers dits « pauvres » et les deux terrorisaient les pauvres citadins! Qui s’en souvient?Quelles années?

Un blouson noir est un rocker français du début des années 1960, considéré comme un jeune voyou et qui portait ce type de vêtement en cuir noir brillant, sur fond d’urbanisation accélérée, de « baby-boom », de guerre d’Algérie et de présence de bases américaines de l’OTAN sur le sol français. Ses « idoles » étaient James Dean, Marlon Brando, Buddy Holly, Eddie Cochran, Gene Vincent, Elvis Presley, Vince Taylor (« The Black Leather Rebel »), Dick Rivers ou Johnny Hallyday.

C’est lors de l’été 1959 que les médias inventent la figure des « Blousons noirs » pour désigner les jeunes délinquants. La presse évoque des bandes caractérisées par leur taille importante (il est question de groupes rivaux comptant près d’une centaine de jeunes), et par leur violence, qui serait à la fois fulgurante et « irrationnelle » voire « gratuite ». Ces actes de vandalisme étaient tournés en bonne partie contre les institutions (école, bâtiments publics) et les lieux publics (il semble que certains groupes avaient pour habitude de saccager les parcs et jardins, ce qui offrait une visibilité très forte à leur action. Le préfet de Paris, Maurice Papon, se demande alors s’il ne faudrait pas interdire le Rock n’ Roll.

On reprochait aux « Blousons noirs » des affrontements violents entre grandes bandes, se battant notamment à coups de chaînes de vélo, de barres de métal, de couteaux à cran d’arrêt et de coups de poing américains, autour de « territoires », mais faisant aussi des « descentes » dans les centres-villes, dans des fêtes, des concerts, et saccageant tout sur leur passage, ainsi que des vols (avec usage immédiat et ostentatoire) liés aux nouveaux biens de consommation (voiture, mobylette et petites motos italiennes). Il s’agissait notamment d’ « emprunter » le véhicule pour une « virée » d’un soir, c’est-à-dire de le voler puis de l’abandonner au retour sur le bas-côté de la route. Au passage, l’alcool aidant, ces jeunes provoquaient aussi parfois des accidents de la route.

Ces accusations étaient plus basées sur une méconnaissance et une incompréhension du « Rock n’ Roll ». Surtout que les médias et les divers moyens d’information (télévision, radio) étaient peu ou pas développés et sous contrôle de l’État.

Peu après, les journalistes créèrent le terme de « Blousons dorés » pour désigner les jeunes, fils de la bourgeoisie qui se faisaient remarquer dans les faits divers, par opposition aux « Blousons noirs » qui étaient plutôt des fils de prolétaires.